Michèle Leduc

Responsable du site Web de l’Union rationaliste

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19/09/2021

Après le rapport 2021 du GIEC : quelles perspectives rationnelles pour notre société ?

Que faire ? C’est urgent !

 Vous l’avez tous remarqué, les catastrophes naturelles s’enchaînent et s’intensifient dans toutes les régions de la planète : inondations, incendies-monstres, îles englouties par la montée des eaux, etc. Leur origine humaine est établie sans conteste par le dernier rapport du GIEC sur le réchauffement climatique[1].

Ainsi est mis un terme aux arguties de ceux qui se sont longtemps refusés à accepter l’évidence.

Peut-on encore douter de ces prédictions ?

Depuis trois décennies le GIEC a habitué le public à des rapports périodiques. Ses analyses sont fondées sur des travaux collaboratifs de groupes d’experts scientifiques internationaux de toutes les disciplines. Au cours du temps il a installé un très fort taux de confiance dans ses prédictions en les assortissant de marges d’erreur dépendant des scénarios envisagés. Aujourd’hui le GIEC annonce qu’il est déjà trop tard pour enrayer certaines conséquences désastreuses du réchauffement : une nouvelle étape est franchie.

Alors que faire ?

Au-delà de l’établissement des faits par la science, la question est devenue politique. C’est évidemment aux gouvernants de prendre maintenant et d’urgence des décisions de portée significative, impliquant un temps allant au-delà de leur mandat : l’heure n’est plus aux actes symboliques ni aux vagues promesses non tenues. La réponse doit être immédiate et de grande envergure.

Faut-il en conclure que le GIEC a achevé sa tâche ?

Certes non, il reste beaucoup de travail à la science pour aider à trouver des solutions aux problèmes très complexes soulevés par le réchauffement de la planète. L’un des plus cruciaux est celui de l’énergie : certains modes de production ne produisent pas de CO2 mais sont soit insuffisants (les renouvelables) soit potentiellement dangereux (le nucléaire). En outre, la réduction de la consommation mondiale suppose des changements de comportement rapides de la part d’un milliard de citoyens des milieux aisés, en tenant compte des inégalités de développement entre les populations. Accélérer l’accès à l’éducation est un autre enjeu pour l’indispensable réduction de la croissance démographique.

La France est-elle au tableau d’honneur grâce à son vaste parc de centrales nucléaires ?

L’avenir y est comme ailleurs bien incertain. Nul au monde n’a l’expérience du devenir des centrales au-delà de 45 ans ; en outre, la construction de réacteurs de nouvelle génération, certes plus sûrs tels les EPR, nécessite un savoir-faire visiblement mal entretenu en France. Les solutions au problème de l’énergie, comme d’ailleurs à la raréfaction de l’eau, sont encore à trouver.

Il importe d’informer pleinement et d’impliquer les citoyens, et tout particulièrement les jeunes, dont les suggestions et les engagements seront cruciaux. Les travaux récents de la Convention Citoyenne pour le Climat sont un premier essai dans cette direction. L’UR affirme sa confiance dans la science et appelle à une concertation généralisée avec les citoyens sur des bases rationnelles pour limiter au maximum les conséquences dramatiques du réchauffement climatique.

Michèle Leduc pour le bureau de l’UR

L’UR vous invite à rejoindre son groupe de travail « Transition écologique et rationalité » Contact : jhaiss@lal.in2p3.fr

[1] “Climate Change 2021”: The Physical Science Basis”, 6 August 2021

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