Cahier rationaliste n°668

10,00

Septembre-octobre 2020

Éditorial
• Après l’élection de Joe Biden Antoine Triller
• Science et société Michel Henry / Victor Leduc
• La Science et société. Une réflexion à relancer par l’Union rationaliste Michèle Leduc
Communiqué
• Communiqué de l’Union rationaliste à la suite de l’assassinat de Samuel Paty
• Communiqué de l’Union rationaliste sur la création d’une « Maison des Sciences et des Médias »
Actualités
• À propos de l’assassinat de Samuel Paty. Violence, islam et religions / Gérard Fussman
• Post-scriptum au texte sur l’assassinat de Samuel Paty / Gérard Fussman
• Quel sens donner aux chiffres officiels sur le racisme en France ? / Jean-Pierre Raoult
• La science, ça sert à quoi ? Nature de la connaissance scientifique, croyance et opinion / Évariste Sanchez-Palencia
• Les ondes de gravitation / Édouard Brézin
Dossier
• L’électricité dans la transition énergétique Michel Cabirol
• Intérêt et implications du passage au « 3/4 électrique » des transports en France / Roland Borghi
Radio
• Crise sanitaire et fake news avec Emmanuelle Huisman-Perrin et Mathias Girel
Lectures
• Il nous reste les mots de Georges Salines et Azdyne Amimour, lu par Jean-Claude Vial
• Science et culture. Repères pour une culture scientifique commune de Jacques Haïssinski et Hélène Langevin-Joliot (coord.), présenté par le groupe culture scientifique de l’UR

Éditorial
Par Antoine Triller

Après l’élection de Joe Biden

Après l’élection de Joe Biden, Laurie Geller, scientifique spécialiste du climat, dans une respiration de soulagement, disait, comme cela a été rapporté dans Le Monde du 8 novembre : « La vérité avait disparu, la science avait disparu, la décence avait disparu. C’était l’horreur. Tout cela va revenir ». De fait, ce qui s’est passé aux États-Unis ces quatre dernières années dans les hautes sphères autour de la présidence de M. Trump, a été une insulte à la raison, à la « vérité » et à la science. Est-on vraiment sûr que, d’une manière générale, il faille tout mettre à l’imparfait ? Les réponses aux crises qui secouent notre société appellent à une grande vigilance.

Nous vivons aujourd’hui une crise systémique globale avec des composantes sociales, économiques, financières, etc. Parmi elles deux composantes aux racines profondes nous interpellent particulièrement : une crise de la laïcité et une crise sanitaire. L’une  et l’autre nous interpellent     en tant que citoyens et en tant que membres de l’Union rationaliste. Une autre crise, inéluctable, nous attend au tournant, celle liée au dérèglement climatique. En première analyse, ces crises n’ont aucun rapport et pourtant toutes percutent la raison. Elles doivent nous conduire à penser, repenser profondément les relations de ce que nous appelons la raison avec une société ultra-connectée, dans la multiplicité de ses composantes sociales et philosophiques.

La crise autour de la laïcité, dramatiquement matérialisée par l’assassinat de Samuel Paty, pose de manière brûlante la question des limites de l’éducation dans le combat pour une laïcité efficace. Ces limites qui résultent en partie de l’histoire des individus et des groupes sociaux posent directement la question de la violence liée aux radicalismes et plus particulièrement celle de l’exercice fanatique du fondamentalisme islamique. On ne peut évidemment pas faire l’impasse des racismes et des mécanismes d’exclusions sociales   qui servent souvent d’explication faute de trouver mieux. Le combat pour la laïcité est un combat pour la liberté de penser sans entraver celle d’autrui.

La crise sanitaire liée à la Covid19, qui n’était  pas  imprévisible,  va  laisser des traces profondes, non seulement dans la société mais dans le fonctionnement des processus décisionnels où la raison n’a pas toujours   été au rendez-vous. Il s’agit bien d’une question scientifique puisque c’est une infection virale, et cet aspect doit être abordé comme tel. Par contre,  les corollaires sont les décisions qui doivent être prises : report d’élection, confinement, masques obligatoires… Celles-ci sont bien entendu du ressort des politiques, éclairés par l’avis des experts. Nous avons assisté au cours   de cette épidémie à une véritable prolifération d’expertises mélangées d’opinions. Au-delà de l’épidémie Covid19, une réflexion profonde doit être engagée sur le concept d’expertise. C’est une question qui est au cœur du débat « Science et Société », et qui va être l’objet d’une réflexion importante dans la commission du même nom au sein de l’UR.

D’autres points d’actualité sont abordés dans ce numéro des Cahiers Rationalistes, que je ne développe pas aujourd’hui mais qui sont d’une grande importance, concernent, entre autres choses, la transition énergétique dans le contexte du réchauffement climatique, dont nous savons qu’il est quasiment inéluctable.


Par Michèle Leduc, physicienne, membre du Comité d’éthique du CNRS

LA SCIENCE ET LA SOCIÉTÉ

Une réflexion à relancer par l’Union rationaliste


Victor Leduc, fondateur de Raison Présente, a raconté dans son livre Les tribulations d’un idéologue son fascinant itinéraire politique et intellectuel[1]. Dans le remarquable texte de 1970 qui précède, il prend vigoureusement la défense de la science au nom du rationalisme, rappelant toutes les embûches qu’elle a dû surmonter depuis Galilée. À toutes les époques, les scientifiques ont su prendre des risques ou simplement ruser pour que leurs résultats ne soient pas perdus pour la postérité. Le heurt de la science avec les croyances de la chrétienté a été rude pendant des siècles dans nos pays occidentaux. En outre, comme ce texte de Victor Leduc le rappelle à juste titre, la science s’est toujours trouvée confrontée à des intérêts particuliers et politiques en ce qu’« elle apporte une puissance aux intérêts privés et aux États ». Les allusions au nazisme et au stalinisme restent des mises en garde valables pour tous les temps.

L’ÉVOLUTION DU CONTEXTE SOCIÉTAL DEPUIS LES TRENTE GLORIEUSES

 Si l’inquiétude de Victor Leduc (« la science n’a pas le contrôle de son utilisation ») est toujours d’actualité, les relations de la science et de la société se sont modifiées progressivement depuis 1970. Après la fin de la seconde guerre mondiale et dans une période de reconstruction, on voit surtout dans le progrès des sciences le facteur premier du développement économique et social, ainsi que la garantie de la sécurité de l’État. C’est la science qui innove et qui fabrique. À la fin des trente glorieuses, vers 1970, un tournant apparaît avec la perception des limites du mode de croissance et la prise de conscience que les ressources de la planète ne sont pas indéfiniment renouvelables. La sensibilité grandissante à la dégradation de l’environnement et à ses effets sur la santé s’accélère avec l’apparition de risques nouveaux, très visibles dans les champs de la chimie et du nucléaire où des accidents se sont produits,   et aussi dans celui de la médecine avec des crises comme celle du sang contaminé. Plus imperceptibles mais vivement ressentis par le public sont les risques de la pollution de l’air que nous respirons et des aliments que nous consommons. Des domaines nouveaux font irruption comme l’intelligence artificielle ou les manipulations génétiques. Les innovations technologiques se développent à un rythme effréné, tandis que s’accélère le réchauffement climatique dont les conséquences catastrophiques pour la planète alarment de plus en plus la  climatologue  Valérie  Masson-Delmotte,  lauréate  du  prix 2014 de l’Union rationaliste. Et, de temps en temps, des événements comme l’apparition d’un virus mortel frappent de sidération le monde entier, bouleversant les sociétés dans leurs rapports à la science.

En même temps, les échanges des citoyens, entre eux et avec les scientifiques, se sont beaucoup modifiés depuis que le numérique est devenu une forme privilégiée de communication. Des informations circulent et des opinions se forgent sur les réseaux sociaux et les plates-formes, véhiculant le meilleur   et le pire. La rationalité devient de plus en plus nécessaire dans les débats publics, comme le réclamait déjà Victor Leduc, mais depuis son temps le paysage a notablement changé.

LES COMPÉTENCES DES CITOYENS À PRENDRE EN COMPTE

 Depuis sa  création,  l’Union  rationaliste  est  porteuse  des  valeurs  de  la science, faites de rigueur, de liberté de parole et de responsabilité, accompagnées par l’idéal éthique du bien commun. La contribution des scientifiques est sollicitée pour éclairer les grands défis de la planète, réchauffement climatique, disparition de la biodiversité, surpopulation et, aujourd’hui, une crise sanitaire sans précédent. Les scientifiques ont la responsabilité d’éclairer les débats publics par une vision rationnelle fondée non sur des opinions mais sur des faits, du moins ceux qui sont connus. Toutefois, la complexité du savoir permet rarement des réponses univoques de la part des experts aux controverses que provoquent ces défis.  On  assiste en parallèle à l’essor d’une pensée critique du public, de nouveaux critères de vérité apparaissent avec les compétences des citoyens dont les connaissances s’accroissent. La Convention Citoyenne sur le Climat – un panel de cent cinquante personnes tirées au sort – a fourni récemment l’exemple d’un remarquable travail collectif par des non-professionnels. L’essor spectaculaire des sciences participatives contribue au développement de l’esprit critique et de la pensée rationnelle dans la population[2]. Les professionnels de la recherche commencent à perdre le total monopole de la production scientifique, face non plus à une masse ignorante mais à une intelligence collective, douée d’imagination et de créativité. Un exemple emblématique est celui de l’association Act-up, où les malades du sida se sont si bien instruits sur la maladie qu’ils ont été capables de fournir aux médecins des éléments pour leurs traitements[3]. À l’inverse, la désinformation est monnaie courante, comme par exemple sur la vaccination. La route à suivre par l’Union  rationaliste  est  bien  celle  indiquée  par  Victor  Leduc  (« Une telle mutation (vers la démocratie) ne peut s’opérer que par une action conjointe des hommes de science  et  du  peuple  dûment  informé par ceux-ci »), en tenant compte toutefois du contexte d’aujourd’hui qui a profondément changé depuis 1970.

QUELQUES AXES DE RÉFLEXION SUR LA SCIENCE ET LA SOCIÉTÉ

 L’Union rationaliste a décidé de relancer un groupe de travail sur la science et la société. Le sujet est évidemment immense et largement discuté dans les médias. Ici sont suggérés quelques thèmes sur lesquels le groupe de travail pourrait focaliser sa réflexion.

La notion de progrès à revoir

Le terme de progrès, auquel la science a été longtemps associée, est aujourd’hui absent des discours politiques et ne fait plus guère recette dans l’opinion. Faut-il revisiter cette notion ? Les développements technologiques qui suivent invariablement les progrès des connaissances provoquent des controverses à l’échelle mondiale et appellent un débat de société sur les valeurs qui sont mises en cause[4]. Par exemple les nouvelles découvertes dans les domaines comme la biologie de synthèse ou l’intelligence artificielle suscitent à la fois admiration et appréhension dans la société. Certaines innovations technologiques, telles celles des téléphones portables, poussées inlassablement par les lois du marché à l’extrême de leurs performances,   ne semblent pas s’imposer pour le bonheur collectif de nos sociétés. De   plus d’autres expérimentations, comme la géo-ingénierie[5], présentent des dangers réels pour le futur de la planète à long terme et à grande échelle    et nécessiteraient au moins un moratoire, accompagné de recherches alternatives pour « sauver le climat » moins dommageables. En effet dans la recherche se pose la question éminemment éthique mais particulièrement tabou : tout est-il nécessaire, tout est-il même souhaitable ? Ne vaudrait-il pas mieux tout simplement se garder de s’engager sur certaines voies ?

Progrès technologique, progrès humain, progrès sociétal ne vont pas forcément de pair.  Peut-on les réconcilier ou seulement les hiérarchiser ?   La science ne pourrait-elle avoir aussi comme objectif de protéger les écosystèmes et les populations humaines[6] ? Enfin arrive la question qui fâche : progrès et croissance sont-ils indissociables ?

La défiance face à l’expertise des scientifiques

L’appel aux compétences des scientifiques est constamment requis par la société : par les entreprises innovantes qui conçoivent et testent de nouveaux produits, par les pouvoirs publics qui imposent des réglementations sur les aliments, les médicaments ou les adjuvants agricoles, enfin par le public curieux qui cherche des réponses à des questions angoissantes. En outre, dans les crises graves comme celle de l’actuelle pandémie de la Covid-19,   ou celle encore plus grave du réchauffement climatique, les gouvernements s’informent auprès des scientifiques avant de prendre des décisions. Mais il arrive que le politique juge que « la connaissance tue l’action », selon une expression de Nietzsche… Il arrive aussi que les scientifiques manquent de fermeté dans leur devoir d’alerte face aux catastrophes qui menacent.

Placé dans un rôle d’expert, le chercheur engage sa responsabilité d’autant plus fortement que la situation est tendue et la pression croissante. Les scientifiques et les politiques ont affaire avec un paysage aux multiples paramètres. La complexité du réel impose que les experts sachent multiplier les points de vue sur la réalité qu’ils examinent, ne cachant ni les incertitudes, ni leurs doutes, ni même parfois leur désaccord. Cette attitude de rigueur et d’intégrité de la part des chercheurs, particulièrement nécessaire en cas de crises où domine l’inconnu, est une raison de tension avec leurs concitoyens. Ces derniers en effet aspireraient plutôt à être rassurés par des certitudes fondées sur un déterminisme simpliste, où une cause aboutit toujours à un effet et un seul.

En outre la défiance du public à l’égard des experts scientifiques tient à  des soupçons de conflits d’intérêt, incluant « des situations  d’interférence  entre un intérêt public et des intérêts publics ou privés de nature à influencer ou à paraître influencer l’exercice indépendant, impartial et objectif d’une fonction »[7]. Certes les experts doivent se garder des pressions des lobbies, et surtout se détacher résolument des préjugés et des schémas diffusés par des intérêts particuliers, que ceux-ci soient religieux, politiques ou économiques. Toutefois, il est essentiel de faire la différence entre liens et conflits d’intérêt[8].  À l’évidence, il ne peut  y  avoir  d’expertise  qu’avec  des  scientifiques  sans  lien d’intérêt avec ce qu’ils ont  à  examiner,  mais  le  souci  légitime  d’éviter  les conflits d’intérêt ne doit pas conduire à des situations de blocage par élimination excessive des compétences  nécessaires[9].  Quel  est  le  bon  équilibre à trouver ?

La communication et la lutte contre la désinformation

Le contexte international est propice à l’ouverture de la science à l’ensemble de la communauté des chercheurs et plus largement au grand public et aux médias[10]. Les mutations de l’édition scientifique s’accélèrent. Ainsi, depuis le début de la crise sanitaire actuelle, les chercheurs ont multiplié les prépublications (les preprints). Or les résultats de la recherche sont difficiles à appréhender par les citoyens, qui ne les perçoivent qu’à travers le prisme de la communication qui en est faite par les médias. Ces derniers, dans toute leur diversité, leur complémentarité, mais aussi leurs ambivalences, jouent un rôle déterminant dans la perception par le public de la recherche en train de se faire. Une réflexion est à mener sur les relations souvent ambiguës que les scientifiques entretiennent avec les médias.

Particulièrement important est leur lien avec les journalistes scientifiques, hélas si peu nombreux, qui sont les passeurs de la science : comment les aider quand ils sont sollicités dans l’urgence sur des questions d’actualité complexes ? Certaines fausses bonnes solutions sont à éviter[11].

Pour finir il faut évoquer ici la principale difficulté, déjà mentionnée plus haut, pour les scientifiques dans la société d’aujourd’hui : la désinformation. Post-vérité, relativisme, vérité alternative, fake news… Ces termes sont de plus en plus présents dans le débat public, profitant de la force de frappe des réseaux sociaux. Par leur fondement basé sur des opinions et croyances, ils s’opposent à la vérité à laquelle la démarche scientifique se réfère. Volonté délibérée de mettre en doute les faits scientifiques pour des motifs économiques, politiques, idéologiques ou religieux ? Besoin de réassurance ? Simple indifférence assumée par rapport aux faits et aux critères de vérité ? Ce nouveau régime de « post-vérité » interpelle nécessairement les scientifiques. On le voit s’intensifier pendant la crise sanitaire actuelle, où certaines affirmations non validées de traitement contre la Covid-19 entraînent une adhésion totalement verrouillée de la moitié de la population.

Comment la pensée rationnelle peut-elle lutter face à des arguments « complotistes » ou des contre-vérités qui se font passer faussement pour des controverses ? Peu efficaces à l’évidence sont les dispositifs de fact- checking auxquels contribuent des représentants de Google, Twitter et Facebook, qui en profitent in fine. Peut-on convaincre avec des analyses chimiques les puissantes associations qui croient que les chemtrails (trainées blanches de vapeur d’eau derrière les avions) sont envoyées par des agences gouvernementales à de  fins  de  destruction  ?  Et  que  dire  aux  dizaines  de millions d’individus qui ne croient pas à l’évolution des espèces ? La réfutation ponctuelle est illusoire. Le mal vient de plus loin, il faut remonter le processus de naissance des idées fausses en partant du terreau qui les engendre. Comment comprendre l’origine des mythes[12] ? Cela demandera un énorme effort collectif de la part de la communauté scientifique, incluant les sciences humaines et sociales.

Le chantier des relations entre la science et la société est immense et mondial. Il réserve beaucoup de travail à la commission que va relancer l’Union rationaliste, où devra se faire entendre le point de vue des jeunes. Il reste à espérer que ce n’est pas déjà trop tard

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  1. Publié en 1985, cet ouvrage a fait l’objet d’une recension par Jean-Michel Besnier dans Raison Présente, n° 110 (1994). Il a été réédité en 2006 aux éditions Galaade avec une préface de Jean-Pierre
  2. Voir le rapport de 2016 par François Houllier pour la mission gouvernementale sur les sciences
  3. Act-up est une association militante de lutte anti-sida créée en 1989. Mettant en jeu leur propre corps pour expérimenter des traitements, certains patients ont introduit de nouvelles connaissances et de nouvelles formes de résistance à la
  4. Voir l’analyse de Gérald Bronner et Étienne Klein, La perception des risques. Un enjeu pour les sciences et les technologies, Rapport de l’Académie des technologies,  mai 2016.
  5. Ceci fait référence à la réduction du rayonnement reçu du Soleil en modifiant l’albébo de l’atmosphère de la Terre par ensemencement avec des fines particules, procédé déjà expérimenté à des fins militaires aux États-Unis.
  6. Voir la tribune de Robert Barouki « Environnement et santé : la science qui protège »,  Le Monde – Science & Techno, 1er décembre 2012.
  7. Définition donnée dans l’article 2 de la Loi n° 2013-907 du 11 octobre 2013 relative à la transparence de la vie publique.
  8.  Voir l’avis du Comité d’éthique du CNRS (COMETS), avis 2019-39 « Des liens d’intérêt aux conflits d’intérêt dans la recherche publique », où sont analysés les situations où les liens peuvent conduire aux conflits. Le COMETS recommande aux scientifiques de déclarer leurs liens d’intérêt au moment d’une expertise, qui peuvent d’ailleurs varier selon la teneur de l’expertise.
  9. Voir Yves Bréchet « La disqualification de l’expertise, un risque grave pour la rationalité des décisions politiques ».
  10. Voir le Plan national pour la Science Ouverte lancé par le Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation en juillet 2018. Voir aussi l’avis 2019-40 du COMETS
  11. Voir le communiqué de l’Union rationaliste critique à l’égard du projet de création d’une « Maison de la science et des Médias » prévue dans la Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche récemment votée.
  12. Voir l’article remarquable de Mathias Girel « Ignorance stratégique et post-vérité » dansRaison Présente, n° 204, dossier sur « La culture de l’ignorance ».

 

 

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