Ecologie et démographie
Au lendemain du « Grenelle de l’environnement », il serait bon de reposer la délicate question des rapports entre populations humaines et subsistances en tenant compte des nouvelles conséquences environnementales qu’elles génèrent.
On sait depuis T.R.Malthus que, grosso modo, la population humaine s’accroît plus rapidement que les ressources alimentaires des humains. Une étude récente due à D. Rutherford et publiée dans Population, Revue de l’INED, rapporte toutes les nuances de la pensée de cet illustre économiste. Il décrit les trois approches que Malthus lui-même a indiquées. La première est jugée peu intéressante aujourd’hui car « les couples hors mariage qui ont des enfants ne sont pratiquement plus stigmatisés » ; par contre le comportement de consommateur demeure de première importance. La deuxième approche est celle des rendements agricoles décroissants contre-balancés par l’accroissement de la production industrielle. La troisième approche rejoint les modélisations modernes de la dynamique économique dans laquelle les équilibres sectoriels sont nécessaires à la réalisation de l’équilibre global. Sa conception de l’être humain comme géniteur, idée dominante du Deuxième Essai , se heurte à celle d’une « société de plus en plus urbanisée et sécularisée »…