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Covid-19 : pouvait-on éviter tant de morts ?

Pouvait-on éviter une part significative des 100.000 morts – à la mi-avril 2021 – de la Covid-19 en France ? Oui.
Cette réponse nette est glaçante. Elle entre en collision brutale avec la déclaration d’Emmanuel Macron, le 22 juin 2020 : « Nous n’avons pas à rougir, mes chers compatriotes, de notre bilan. Des dizaines de milliers de vies ont été sauvées par nos choix, par nos actions ». Et pourtant, elle ne fait aucun doute. Il suffit, pour l’établir, de comparer la situation française (voire européenne) avec trois des pays les plus à risque, lorsque la Covid-19 a émergé : la Chine, le Vietnam, la Corée. Au 19 avril 2021, le nombre de morts par million d’habitants dus au coronavirus Sars-Cov-2 était de 3,5 en Chine (4845 personnes), 0,4 au Vietnam (35 personnes) et 34,9 en Corée du Sud (1802 personnes). Le même jour, la France comptait 1510 morts par million d’habitants et plus de 101.000 personnes décédées…

Appel à propositions pour 2022 : quelle Université et quel système de recherche voulons-nous ?

Date limite pour le dépôt de votre courte contribution le 24 mai 2021.
À l’occasion de la loi de programmation de la recherche (LPR) comme de la crise sanitaire, nous avons pu constater l’absence de relais de la communauté universitaire au sein de la sphère décisionnaire. Les programmes électoraux pour la présidentielle 2022 seront arrêtés dans quelques mois et il nous revient d’être des acteurs du débat public. Si nous ne faisons rien, l’Université et la recherche, le savoir et la science, risquent d’être absents des questions politiques…

Nos sociétés ont besoin de citoyens comprenant les méthodes de la science

La formation d’une culture scientifique partagée par le plus grand nombre figure parmi les grands enjeux de la démocratie, comme le rappelle Hélène Langevin-Joliot à l’occasion de la réédition du livre « Science et Culture ».

La formation initiale acquise dans l’enseignement a un rôle majeur pour le développement ultérieur de la culture, scientifique en particulier. L’idée de ce livre a émergé dans un groupe de travail mis en place par l’Union rationaliste pour réfléchir sur l’évolution des contenus de l’enseignement obligatoire reçu au collège et en seconde, notamment sur le socle commun…

La culture scientifique, une urgence citoyenne

Appel à participer aux travaux du groupe de travail Culture Scientifique de l’Union rationaliste
« Faire connaître dans le grand public l’esprit et les méthodes de la science », tel est l’objectif affiché par l’Union rationaliste lors de sa création en 1930. Il est plus que jamais d’une grande actualité, alors que la science joue un rôle toujours plus important dans notre société. La présente pandémie, marquée très vite par le séquençage du virus et la mise au point rapide de vaccins nous en donne un nouvel exemple….

Alsace-Moselle, un statut de l’école non laïque

En faisant de la commémoration de la séparation de l’Église et de l’État, l’anniversaire de la laïcité, notamment à l’école, on introduit une certaine confusion dans les principes qui sont à la base de la conception française de la laïcité, laquelle est antérieure à 1905 et fondamentalement liée à la création de l’école publique. L’Alsace et la Moselle n’ont pas connu les débats et les avancées laïques de la fin du 19e et du début du 20e siècle qui ont conduit la France aux lois scolaires (lois Ferry du 28 mars 1882 et loi Goblet du 30 octobre 1886) et, une vingtaine d’années plus tard, à la loi de séparation de l’Église et de l’État…

Les Communards à l’assaut du ciel

L’Union rationaliste regrette que le gouvernement français n’ait pas jugé bon de célébrer l’anniversaire des 150 ans de la Commune de Paris. Pour sa part l’UR tient à rappeler que bien des décisions révolutionnaires de la Commune touchent à des domaines qui lui tiennent particulièrement à cœur : la laïcité, l’éducation et la culture. Ces décisions, hélas trop vite annulées, ont été les ferments de grandes réformes dont l’histoire de la France a hérité. Elles sont rapportées dans l’article qui suit, publié dans les Cahiers Rationalistes n° 671 de mars-avril, les situant dans le contexte politique de l’époque…

Pour les étudiants, un diplôme ‘Covid’ ?

Parmi toutes les conséquences désastreuses engendrées par la crise sanitaire et sa gestion qui, prétendant protéger la santé de la population, a protégé par-dessus tout le monde de la production, le devenir d’une cohorte d’étudiants dans les universités n’a pas été l’objet de questionnements. Alors que la recherche scientifique au langage complexe s’impose dans notre quotidien, l’université qui a vocation à former les travailleurs intellectuels et les chercheurs de demain a cessé de fonctionner ce jour de mars 2020 où le gouvernement a décrété le confinement du pays. Le monde universitaire est devenu quasi invisible pour ceux qui avaient à gérer la situation sanitaire, oublié dans les financements de sauvegarde …

L’Université gangrenée ?

Pour faire écho au débat suscité par le terme d’islamo-gauchisme, le bureau de l’UR a demandé à Alain Policar de s’exprimer sur le sujet. Le texte qu’il nous propose éclaire sans parti-pris et avec pédagogie des notions floues qui sous-tendent des débats très actuels.
Alain Policar est politologue et philosophe, professeur au Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof). Dernier livre paru : L’inquiétante familiarité de la race. Décolonialisme, intersectionnalité et universalisme, Le Bord de l’eau, 2020.

Laïcité dans l’enseignement supérieur : des régressions travesties en avancées.

Dans les débats actuels sur les questions de laïcité dans l’enseignement en France, il est peu souvent question des universités. Le rapport d’étape sur les travaux de l’Observatoire de la laïcité1 (25 juin 2013) ne les évoque pas, les jugeant sans doute non prioritaires. Le projet de rapport du Haut commissariat à l’intégration2 (août 2013) traite quant à lui des problèmes posés par les tensions d’origine religieuse vécues dans un certain nombre d’universités et fait 12 propositions pour étendre à l’université les principes laïques de neutralité dans un service public, de monopole de l’État dans la collation des grades et de clarté dans l’attribution de locaux aux associations étudiantes. Mais le tableau n’est pas complet car il n’évoque pas la situation des deux universités publiques de Strasbourg et de Nancy au sein desquelles sont financées des facultés religieuses (catholiques et protestante) qui servent depuis des décennies de terrain d’expérience à une stratégie éducative antilaïque…