OGM : une responsabilité envers les générations futures
Nourrir 9 milliards d’humains en 2050 rend le recours aux biotechnologies végétales indispensable.
Les plantes cultivées par l’homme, comme le blé, le riz, le maïs, ou la pomme de terre, qui représentent plus de 70 % de l’alimentation humaine, ont une longue histoire de domestication. Les travaux menés au cours du XXe siècle ont été effectués en particulier pour protéger ces plantes contre les maladies et pour améliorer leur capacité de production.
De ce fait, une espèce comme la tomate comporte, dans son génome, de l’ordre de 10 % de gènes provenant d’autres espèces, introduits par croisements successifs pour la rendre résistante à divers pathogènes. De même, entre l’ancêtre botanique du maïs, le téosinte, et les maïs modernes, environ 2 % des gènes ont été modifiés, soit environ 1 200 gènes. Ce travail est sans cesse à poursuivre, de nouvelles maladies apparaissant, souvent transportées accidentellement depuis des pays éloignés. Aujourd’hui encore, au niveau mondial, le tiers des récoltes est perdu du fait de ces fléaux…