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Antoine Triller élu Secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences

Président de l’Union rationaliste, médecin et neurobiologiste, Antoine Triller vient d’être élu Secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences pour la deuxième division (sciences chimiques, biologiques et médicales et leurs applications). Succèdant à Pascale Cossart, en poste depuis le 1er janvier 2016, Antoine Triller prendra ses fonctions le 1er janvier 2022. Actuellement vice-président de l’Académie des sciences, Antoine Triller siégera au Bureau de l’Académie des sciences, aux côtés d’Étienne Ghys, Secrétaire perpétuel pour la première division (sciences mathématiques et physiques, sciences de l’univers et leurs applications), du président Patrick Flandrin, et du vice-président, dont l’élection aura lieu dans les mois qui viennent…

Alsace-Moselle, un statut de l’école non laïque

En faisant de la commémoration de la séparation de l’Église et de l’État, l’anniversaire de la laïcité, notamment à l’école, on introduit une certaine confusion dans les principes qui sont à la base de la conception française de la laïcité, laquelle est antérieure à 1905 et fondamentalement liée à la création de l’école publique. L’Alsace et la Moselle n’ont pas connu les débats et les avancées laïques de la fin du 19e et du début du 20e siècle qui ont conduit la France aux lois scolaires (lois Ferry du 28 mars 1882 et loi Goblet du 30 octobre 1886) et, une vingtaine d’années plus tard, à la loi de séparation de l’Église et de l’État…

Les Communards à l’assaut du ciel

L’Union rationaliste regrette que le gouvernement français n’ait pas jugé bon de célébrer l’anniversaire des 150 ans de la Commune de Paris. Pour sa part l’UR tient à rappeler que bien des décisions révolutionnaires de la Commune touchent à des domaines qui lui tiennent particulièrement à cœur : la laïcité, l’éducation et la culture. Ces décisions, hélas trop vite annulées, ont été les ferments de grandes réformes dont l’histoire de la France a hérité. Elles sont rapportées dans l’article qui suit, publié dans les Cahiers Rationalistes n° 671 de mars-avril, les situant dans le contexte politique de l’époque…

Pour les étudiants, un diplôme ‘Covid’ ?

Parmi toutes les conséquences désastreuses engendrées par la crise sanitaire et sa gestion qui, prétendant protéger la santé de la population, a protégé par-dessus tout le monde de la production, le devenir d’une cohorte d’étudiants dans les universités n’a pas été l’objet de questionnements. Alors que la recherche scientifique au langage complexe s’impose dans notre quotidien, l’université qui a vocation à former les travailleurs intellectuels et les chercheurs de demain a cessé de fonctionner ce jour de mars 2020 où le gouvernement a décrété le confinement du pays. Le monde universitaire est devenu quasi invisible pour ceux qui avaient à gérer la situation sanitaire, oublié dans les financements de sauvegarde …

L’Université gangrenée ?

Pour faire écho au débat suscité par le terme d’islamo-gauchisme, le bureau de l’UR a demandé à Alain Policar de s’exprimer sur le sujet. Le texte qu’il nous propose éclaire sans parti-pris et avec pédagogie des notions floues qui sous-tendent des débats très actuels.
Alain Policar est politologue et philosophe, professeur au Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof). Dernier livre paru : L’inquiétante familiarité de la race. Décolonialisme, intersectionnalité et universalisme, Le Bord de l’eau, 2020.

Laïcité dans l’enseignement supérieur : des régressions travesties en avancées.

Dans les débats actuels sur les questions de laïcité dans l’enseignement en France, il est peu souvent question des universités. Le rapport d’étape sur les travaux de l’Observatoire de la laïcité1 (25 juin 2013) ne les évoque pas, les jugeant sans doute non prioritaires. Le projet de rapport du Haut commissariat à l’intégration2 (août 2013) traite quant à lui des problèmes posés par les tensions d’origine religieuse vécues dans un certain nombre d’universités et fait 12 propositions pour étendre à l’université les principes laïques de neutralité dans un service public, de monopole de l’État dans la collation des grades et de clarté dans l’attribution de locaux aux associations étudiantes. Mais le tableau n’est pas complet car il n’évoque pas la situation des deux universités publiques de Strasbourg et de Nancy au sein desquelles sont financées des facultés religieuses (catholiques et protestante) qui servent depuis des décennies de terrain d’expérience à une stratégie éducative antilaïque…

Hommage à Michel Petit

C’est avec beaucoup de tristesse que nous avons appris le décès de notre ami Michel Petit, vice-président de l’Union rationaliste de 2004 à 2007. Chercheur en physique des plasmas spatiaux au début de sa carrière, Michel Petit avait exercé au fil de son parcours, de nombreuses responsabilités scientifiques, au CNRS où il présida à la naissance de l’INSU, à l’École polytechnique, dans les ministères de la recherche puis de l’environnement notamment. Lorsqu’il accepta, à la demande de Jean-Pierre Kahane de rejoindre le combat de l’Union rationaliste, il était membre du bureau du GIEC et fortement investi dans les travaux de ce groupe intergouvernemental d’évaluation des recherches sur le climat, pour en préparer le quatrième rapport. Il était président de la Société météorologique de France. Il fut l’un des fondateurs de l’association Sauvons le Climat…

Jean-Pierre Kahane

Jean-Pierre Kahane nous a quitté le 21 juin 2017.
Ses obsèques se tiendront vendredi 30 juin de 10h30 à 11 h 30 au crématorium du Père Lachaise, dans la grande salle de la coupole.
L’Union rationaliste perd un militant éminent, académicien des sciences, mathématicien très respecté par sa communauté, et directeur de la revue du PCF Progressistes consacrée à la science, au travail et à l’environnement.
Il présida notre association de 2001 à 2004 et était membre du comité de rédaction des Cahiers rationalistes.

Intervention de l’UR au meeting du 5 décembre 2015, Pour la défense et la promotion de la loi de 1905

L’Union Rationaliste a été fondée en 1930 pour lutter contre toutes les formes d’irrationalisme. Elle a toujours mis en avant la défense et la promotion d’un enseignement et d’une recherche libre de tous préjugés, s’appuyant sur les faits, le raisonnement et l’expérience scientifique, non sur des idéologies préconçues. C’est pourquoi elle a toujours milité pour ce qu’elle considère comme une grande conquête de l’esprit humain, la laïcité dans sa conception française, c’est-à-dire la liberté de conscience et la séparation des Églises et de l’État, trop souvent remises en cause et pas même appliquées dans certains départements du territoire. Je pense en particulier à l’Alsace-Moselle, dont vous apercevez les banderoles, où existent encore le délit de blasphème, le financement des cultes par les impôts de tous, l’obligation de suivre un enseignement religieux au sein de l’école publique et des facultés de théologie dans l’université publique. Les militants laïques se battent pour faire introduire la loi émancipatrice de 1905. Leur combat est courageux car ils se heurtent jusqu’à présent à un manque de courage politique au nom d’un consensus qui cache mal la complaisance à l’égard du pouvoir politique des religions officielles reconnues…

Parce qu’il va falloir raison garder

L’Union rationaliste condamne la barbarie des auteurs et des commanditaires des assassinats commis à Paris le 13 novembre 2015. Elle s’associe au deuil et à la douleur des personnes éprouvées par ces attentats meurtriers.
Il est de la responsabilité de tout citoyen de faire l’analyse des causes qui ont conduit à de telles actions afin d’apporter les réponses politiques appropriées qu’il appartiendra à nos représentants élus de mettre en place…