Sections locales

Conférence de Fadila Maaroufi

la volonté de vivre librement dans un pays démocratique

Suite aux conférences organisées en 2018 et 2019 par la Commission Laïcité de la section ex-Lille1 du SNESUP que la pandémie a interrompues en 2020, nous vous invitons à la prochaine conférence
“La naissance de l’Observatoire des fondamentalismes à Bruxelles : la volonté de vivre librement dans un pays démocratique”
par Fadila Maaroufi
le mardi 8 juin 2021 à 18h
Belge d’origine marocaine et diplômée en anthropologie, Fadila Maaroufi a travaillé, comme éducatrice de rue, dans plusieurs quartiers bruxellois défavorisés.
Depuis 2016, elle anime séminaires et conférences sur le thème de la radicalisation afin de combattre ce qu’elle nomme « l’islam politique ».
Depuis novembre 2020, elle est directrice de l’Obruxelles (l’Observatoire des Fondamentalismes à Bruxelles).
L’Obruxelles est une organisation qui se donne pour mission d’alerter et de mettre en commun, diffuser et partager des connaissances théoriques, pratiques et critiques, sur les fondamentalismes religieux et ce qui les soutient.

Il agit également pour la défense des valeurs démocratiques, la liberté d’expression et la liberté de conscience. Il propose un accompagnement des personnes mises en danger, exclues ou harcelées pour leur opinion, leur philosophie ou leur croyance.

Projection du documentaite “Les soignants de l’exil”

Les membres de l’Union Rationaliste Métropole Nord ont le plaisir de vous inviter par vidéo-conférence le jeudi 20 mai à 18h30 à assister à la projection du Documentaire : “Les soignants de l’exil” Par Chloé Tisserand, doctorante en sociologie au CeRIES EA 3589, Université de Lille.
La projection sera suivie d’un débat avec Chloé Tisserand

“Dans un contexte d’hostilité généralisée, il subsiste un endroit à Calais où les exilés restent accueillis et soignés. L’hôpital et son service la Pass – Permanence d’accès aux soins de santé – sont un lieu où l’écoute et l’empathie s’exercent encore au nom de la mission de service public. Claire Lonnoy, infirmière, Etienne Louis, infirmier, le médecin urgentiste, Mohamed El Mouden, ou encore le médecin-psychiatre, Philippe Legrand soignent des maux de tête, de ventre, la gale ou la tuberculose, les blessures de la frontière (accident contre les poids-lourds, doigts sectionnés par les barbelés…), les dépressions… Sans y avoir été spécialement préparés, ces citoyens sont, au quotidien, confrontés à la violence des conditions de vie des exilés. Après plusieurs années, ils sont partagés entre enthousiasme et usure, entre bienveillance et difficultés à se comprendre. Ces soignants incarnent l’institution hospitalière et poursuivent leur travail en première ligne. Leur rencontre avec les exilés a changé leur vie et leur façon de soigner”.

La liberté pédagogique des enseignants a-t-elle encore un sens à l’ère du numérique et des neurosciences ?

Conférence – débat vendredi 28 mai 2021, 18 h/20h en vidéo par Zoom
—————————————-
Philippe Champy est ancien ingénieur à l’INRP (l’ancêtre de l’IFé) et ancien éditeur (Retz). Il a publié un nouveau livre : Vers une nouvelle
guerre scolaire, La Découverte. L’enjeu de cette nouvelle guerre scolaire tient dans le mot liberté. Particulièrement la liberté pédagogique des enseignants , soumis aux pressions d’instructions de plus en plus tatillonnes, d’une évangélisation neuroscientifique et d’outils numériques qui vérifient et recadrent les pratiques, comme les
évaluations nationales. L’Ecole de la confiance c’est celle de la mise
sous contrôle.

La section UR-Ile de France à Ivry-en-fête 2019

Le thème de la réunion prolongera les réflexions menées en 2019 sur la réforme dite “Blanquer”, sur son incidence sur la formation scientifique des jeunes générations, sur les pratiques pédagogiques des enseignants, sur l’utilisation des neurosciences en pédagogie, … Notre perspective est l’organisation d’une journée d’études, courant 2020, sur les interactions entre recherches en pédagogie et en neurosciences : que faut-il comprendre, en attendre?

Faut-il avoir peur de la science ?

En guise de liminaire, je voudrais que vous gardiez en tête un autre titre que j’aurais pu proposer pour cette conférence[1], et qui, par effet miroir, relativisera tous mes propos : « Devrions-nous souhaiter la fin ou l’arrêt de la science ? ». Imaginez, en somme, qu’à partir de demain, il n’y ait plus de techniciens, d’ingénieurs, de chercheurs, plus non plus d’anesthésie chez le dentiste, plus de laser plus soigner les décollements de la rétine et toutes sortes d’autres choses, etc.

Je sais bien que, parfois, nous voudrions retourner à la nature brute, mais à la condition expresse de pouvoir emporter des vêtements en textile synthétique, une carte de crédit, un téléphone portable et un sac à dos rempli d’antibiotiques…