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Propositions aux candidats à la présidence

Emmanuelle Huisman-Perrin reçoit Hélène Langevin-Joliot, présidente de l’Union rationaliste, pour nous parler des propositions de l’Union rationaliste aux candidats à la présidence de la république.

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La laïcité, la Constitution et le Concordat

La campagne présidentielle est l’occasion, plus qu’en d’autres circonstances, de développer des débats sans tabous, et parfois sur des idées nouvelles. Inscrire la loi de 1905 dans la constitution est de celles-là.

Selon la constitution de la Ve République, la France est une république, indivisible, laïque, démocratique et sociale. La laïcité pourtant, c’est le moins que l’on puisse dire, n’a pas inspiré en toutes circonstances notre président-candidat. On se souvient du discours du Latran, proclamant la supériorité morale du curé sur l’instituteur. L’accord signé avec le Vatican scelle au profit des Instituts catholiques l’abandon par l’Etat du monopole de la collation des grades et diplômes universitaires. L’enseignement privé sous contrat bénéficiait depuis longtemps des crédits de l’Etat. Il a conquis de nouveaux privilèges, au détriment de l’enseignement public laïque…

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« Le rationalisme d’hier à demain » : le livre de votre été.

Cet ouvrage, publié pour le 80ème anniversaire de l’Union rationaliste, rassemble un large choix d’articles écrits depuis les années 30 jusqu’à nos jours. Ils portent sur les thèmes suivants : le rationalisme, la science et la société, la laïcité. Le choix d’écrits publiés dans les Cahiers Rationalistes, jalons marquants de l’expression du rationalisme, est clôturé par les témoignages de quelques grands noms. Cet ouvrage est tourné vers l’avenir : le rationalisme moderne est un outil incontournable pour qui veut aborder de manière constructive les grandes questions de société…

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L’intolérance catholique, 1750-1770

« […] certaines tendances actuelles des grandes religions “du Livre” s’opposent sans merci quand il s’agit d’imposer sa Vérité au détriment de l’autre. Chacun a sa stratégie propre d’opposition ou de dialogue avec ses concurrents, de conquête de nouveaux fidèles et d’exclusion des mauvais croyants par excommunication, condamnation, fatwah ; mais toutes ont le même ennemi : la philosophie des Lumières, la sécularisation des sociétés, la culture laïque en un mot. Un nouvel œcuménisme se fait jour, qui est double : classiquement contre le principe de laïcité et de neutralité religieuse de l’État, mais aussi contre l’idée que la foi serait une affaire de conscience et de convictions personnelles. »

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Est-il possible d’échapper au « fait religieux » ?

La négation de l’individu dans la mise en place de l’enseignement du fait religieux

De nombreux promoteurs de l’« enseignement du fait religieux à l’école publique » insistent sur l’aspect supra-individuel du fait religieux. Par exemple, Régis Debray, auteur d’un rapport ministériel en 2002, parle de fait social total qui déborde l’inclination individuelle ; de dimension structurante, identitaire et collective ; de réalité communautaire ; de la chair des sociétés…

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La France, une république laïque et moderne ?

Chacun a en mémoire la nouvelle ardeur du gouvernement pour défendre la laïcité offensée par des traditions importées avec la deuxième religion de France. Les mêmes cependant ont cru bon d’envoyer une délégation officielle (le Premier ministre accompagné de messieurs Juppé et Guéant) à la cérémonie de béatification de Jean-Paul II à Rome, le premier mai dernier. Des circonstances historiques expliquent, certes, sans pour autant justifier le fait, que le chef de l’Église catholique bénéficie d’un statut de chef d’État auquel seraient dus des égards particuliers. Il ne s’agit ici même pas de cela. La présence de la France à une cérémonie de béatification, cérémonie religieuse entre toutes, est une provocation pour tous les athées, agnostiques, juifs, protestants, musulmans,…

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Niqab, hijab et burqa

Suite  à une demande du député communiste de Lyon-Vénissieux, André Gérin, nos députés – et par-delà eux, la société française –  s’interrogent sur la présence de femmes entièrement voilées, yeux exceptés, dans les rues et sur les marchés. Ce n’est pas tout à fait une résurgence du débat sur le voile à l’école, partiellement réglé par la loi du 15 mars 2004 y interdisant le port de signes ou de tenues manifestant ostensiblement l’appartenance à une religion. Même si l’islam était dans tous les esprits, la loi ne le concerne pas seul. Elle s’applique à tout élève, musulman, juif, catholique, sikh, hindou, mormon, etc. qui voudrait afficher sa foi par sa tenue, manifester ainsi un certain prosélytisme, et troubler la paix et la neutralité de l’école publique (enseignements primaire et secondaire). La loi du 15 mars 2004 est une loi de défense de la laïcité qui n’interdit nullement aux femmes musulmanes de circuler voilées dans la rue, ni aux juifs ultra-orthodoxes de s’y promener avec des chapeaux ronds bordés de fourrure, des mèches pendantes et des cordonnets dépassant de leurs pantalons…

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La laïcité, les traditions et l’émancipation des femmes

La discussion ouverte par la commission de l’Assemblée nationale sur le port de la Burqa a suscité de multiples réactions. L’Union rationaliste n’a pas voulu s’impliquer dans ce débat qui lui paraît piégé entre racisme avéré ou sournois d’une part, et attitude politiquement correcte de l’autre. De toute façon, les récentes remarques du Conseil d’Etat semblent avoir rendu caduque la réflexion sur l’opportunité d’ajouter une loi aux dispositions existantes. Nous ne saurions ignorer la situation détestable créée par la persistance de la discrimination qui pèse sur nombre d’émigrés et leurs descendants…

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Burqa (suite)

Raisonner, c’est argumenter. Savoir peser le pour et le contre.
L’émotion à la vue d’une burqa varie selon les circonstances.

Quand, sur les Champs-Elysées, un groupe de silhouettes emburquées descend d’une somptueuse limousine aux vitres teintées, suivies à distance respectueuse d’un gardien du sérail pour s’engouffrer dans un magasin de luxe, le passant trouve le spectacle délicieusement exotique…

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De l’identité nationale à la burqa

Le débat sur l’identité nationale n’est pas terminé que déjà la burqa s’avance.
La position rationaliste est de tenter de mettre un peu d’ordre dans le grand brassage d’idées et d’opinions en cours en s’efforçant de laisser ses convictions au vestiaire, sans y renoncer pour autant. Il en est une qui ne peut pas être tue, c’est la répugnance qu’inspire le port de la burqa, marque infâmante de la soumission de la femme, ou plutôt de son annihilation, reliquat d’une société patriarcale archaïque où beaucoup se refusent à voir un précepte d’une religion à vocation universelle…

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A propos des ravages de dogmatismes en tous genres

Nous terminions l’éditorial de février en pointant l’incongruité de l’accord de reconnaissance par la République laïque des diplômes délivrés par les « universités » catholiques en France. Le Vatican, en la personne de Benoît XVI, fait encore l’actualité en ce mois de mars. La levée de l’excommunication du courant intégriste de l’Eglise interrogeait la société, au delà des catholiques, sur la signification qu’il convenait de donner à cette contre réforme. Cette décision la scandalisa lorsqu’il apparut qu’elle s’appliquait, en toute connaissance de cause, à un évêque négationniste. Le scandale prit une ampleur nouvelle lorsque Benoît XVI crut bon d’approuver l’excommunication prononcée (et rapportée depuis) au Brésil contre les médecins et la mère « coupables » de l’avortement d’une enfant de neuf ans, victime d’un viol…

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Le pape dénonce la sorcellerie et la croyance aux fétiches

Le pape a terminé son voyage par la dénonciation de la sorcellerie : « Tant d’entre eux vivent dans la crainte des esprits, de pouvoirs pernicieux et menaçants », a expliqué Benoît XVI dans son homélie. Il a ensuite exhorté les catholiques à ramener au bercail les « brebis égarées » de l’Église en leur expliquant que « le Christ a triomphé sur la mort et sur tous ces pouvoirs occultes ». On n’aura pas l’inélégance de rappeler ici les innombrables procès en sorcellerie entre le 15e et le 18e siècle, dont on ose croire que même le catholique ou protestant le plus intégriste qui soit n’approuve plus le bien-fondé aujourd’hui…

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Actualité des fondements philosophiques de l’idée laïque

La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (20/26 août 1789)
et le premier mémoire de Condorcet sur l’instruction publique (1791).

1/ De la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen à la Constitution actuelle.
La France est un cas unique dans le monde actuel, elle est en effet le seul état défini par sa Constitution comme République indivisible, laïque, démocratique et sociale ( art.1). La référence, en préambule, à la Déclaration de 1789 lui confère valeur constitutionnelle. Ses 17 articles, comme le note Guy Carcassonne, « suffisamment patinés par le temps, pour n’être pas remis en cause, suffisamment éternels pour demeurer modernes, suffisamment précis pour être protecteurs et suffisamment vagues pour se prêter aux évolutions ultérieures que le progrès a rendues nécessaires », ont rendu vaine toute tentative de rédaction d’une nouvelle charte qui, perdant de vue ce que doit être une déclaration des droits, « ne pouvait qu’alourdir et partant appauvrir ». Ainsi, bien que l’utilisation du mot laïcité, avec le sens donné par la Constitution, remonte principalement à la période 1882/1905 des grandes lois républicaines, il n’est pas absurde de chercher les fondements même de la nature laïque de l’Etat dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen adoptée le 26 Août 1789, au terme d’un débat de l’Assemblée Constituante d’une richesse et d’une qualité exceptionnelles, d’autant plus que la IIIème République après 1877 se présente consciemment comme la continuatrice de la Révolution Française qu’elle est, construisant le monde nouveau inventé en 1789…

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Rassemblement laïque international

Les attaques contre la laïcité ne proviennent pas seulement aujourd’hui de représentants directs de telle ou telle religion, Elles sont relayées et souvent initiées par les pouvoirs politiques eux-mêmes. La Commission européenne prête une grande attention aux recommandations de la Conférence des évêques, le Parlement européen et l’assemblée générale du Conseil de l’Europe invitent le Pape à s’exprimer devant eux.
      La France, où les traditions laïques sont particulièrement ancrées, est un enjeu d’importance : il est grave que l’activisme du Président de la République en faveur des religions, la religion catholique en tout premier lieu, n’ait rien à envier à celui du Pape…

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L’Union rationaliste et la visite de Benoît XVI

La visite de Benoît XVI est accompagnée par une campagne politique et médiatique pour une « laïcité positive » laissant le champ libre aux interventions de l’Eglise catholique, et plus généralement des religions, dans l’espace public. Le rassemblement laïque international du Dimanche 14 septembre, placé sous l’égide de l’Union internationale humaniste et laïque, vise à contrer ces ambitions. Une trentaine d’associations de différents continents y appellent. Les quatre associations françaises adhérentes à l’IHEU qui en avaient lancé l’initiative : La Libre Pensée, la Ligue de l’enseignement, l’Union rationaliste et le Mouvement Europe et laïcité en ont défini en commun les mots d’ordre :
Contre le financement des activités cultuelles ;
Pour la séparation des Etats et des religions ;
Pour la laïcité en Europe.

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n°670

Les Cahiers Rationalistes

Janvier-février 2021

n°216

Raison Présente

• Décembre 2020

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