Liberté de conscience – Un regard sur les principes de la loi de 1905
Dans un peu plus de deux ans (le 9 décembre 2005) la fameuse “loi de 1905”, pas toujours bien connue, sujette à interprétations et souvent malmenée, aura 100 ans. De la construction européenne à la guerre en Irak en passant par le conflit du Moyen Orient, il n’est pas d’endroit sur la planète où un fondamentalisme religieux catholique, protestant, musulman ou juif, ou une idéologie d’État ne prétende dicter sa loi. Chacun aura pu constater, notamment dans la presse, que d’aucuns peaufinent déjà leurs arguments pour justifier une révision ou un “toilettage” de la loi de 1905. Loin de nous la tentation de faire référence à un âge d’or de la laïcité qui serait aussi mythique que les futurs messianiques proposés par quelques idéologies (pas toutes religieuses) ; loin de nous aussi de prétendre que cette loi serait entièrement cohérente ou serait en dehors de l’histoire : il est une évidence pour quiconque la lit qu’elle porte les stigmates de son temps, les cicatrices des combats qu’il a fallu mener et des compromis qu’il a fallu passer…