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Thématique

La France en quête de raison et d’humanisme : propositions pour une éthique des Lumières renouvelée (deuxième partie)

Si le logiciel communautariste « tyrannie des minorités » et le programme économique néolibéral heurtent de front une partie croissante de la population majoritaire, l’adoption de la doctrine fasciste ou réactionnaire devrait être perçue comme un signe d’infantilisme et/ou de facilité pour les citoyens éclairés d’un pays qui a inventé, avec d’autres, les Lumières et qui a eu nombre de problèmes tout aussi importants à résoudre dans son histoire. Il reste la question : comment passer du Refus et/ou de l’Indignation à la Révolte et au Changement sans représentation syndicale ou politique adéquate et sans passer par la case de l’Extrême droite ? …

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La France en quête de raison et d’humanisme : propositions pour une éthique des Lumières renouvelée (première partie)

A force de concentrer leur attention sur les personnes en difficulté des quartiers périphériques, les élites des beaux quartiers des centres-villes perdent le sens des autres réalités et oublient qu’il existe aussi ailleurs, dans le péri-urbain et dans le rural, une population elle-même en déshérence : les ouvriers, les employés, les agriculteurs, les petits entrepreneurs, les retraités pauvres….. qui se sentent sacrifiés et abandonnés par tous les décideurs politiques (de droite et de gauche) et qui voient un seul parti (celui d’extrême droite) ne pas les traiter avec mépris ou dédain[1] et leur proposer une porte de sortie. La seule porte de sortie possible ? Les élites de droite et de gauche ont une responsabilité majeure dans cette évolution et ont la responsabilité de proposer une alternative solide. Ce double article vise à démontrer que c’est possible si tous les acteurs de la gauche non communautariste et de la droite non maurrassienne y mettent de la bonne volonté et s’appuient sur un socle éthique historique qui a fait ses preuves et qu’il importe de réactiver avant qu’il soit trop tard…

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France Culture

Frontières, les limites et leurs limites

Emmanuelle Huisman-Perrin reçoit Yvan Gastaut, historien à l’université de Nice et membre du comité d’orientation du musée de l’immigration pour évoquer avec lui la très belle exposition dont il est co-commissaire et qui se tient à Paris jusqu’au 29 mai à la porte Dorée : Frontières, les limites et leurs limites.

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Condorcet, l’instruction publique et la pensée politique

Pourquoi s’intéresser à Condorcet théoricien de l’instruction publique ? Quelles sont les grandes lignes de cette pensée ?

            L’origine de l’intérêt que je [Catherine Kintzler] porte à Condorcet théoricien remonte aux projets de réforme de l’école à la fin des années 70, début des années 80. L’esprit de ces projets, qui irrigue une sempiternelle « réforme », n’a guère changé : il s’agit toujours d’aligner l’école sur un modèle « libéral », c’est-à-dire de la soumettre à son extériorité en lui demandant de se fondre dans « la société ». Les discours qui sous-tendent ces tentatives sont connus : thématique de l’« ouverture de l’école sur le monde », du « lieu de vie », transformation des parents en lobbies de consommateurs, particularisation et mise en concurrence des établissements publics par le biais de « projets spécifiques », substitution de la notion d’objectif à celle de programme, effacement de l’autorité épistémologique (les professeurs ont d’avance toujours tort s’agissant des passages de classe), effacement de la notion de loi commune au profit d’une négociation incessante de toute discipline avec les élèves, sacralisation de la pédagogie dite d’éveil.;;

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Parce qu’il va falloir raison garder

L’Union rationaliste condamne la barbarie des auteurs et des commanditaires des assassinats commis à Paris le 13 novembre 2015. Elle s’associe au deuil et à la douleur des personnes éprouvées par ces attentats meurtriers.
Il est de la responsabilité de tout citoyen de faire l’analyse des causes qui ont conduit à de telles actions afin d’apporter les réponses politiques appropriées qu’il appartiendra à nos représentants élus de mettre en place…

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Les langues régionales ou minoritaires

La question de la ratification de la charte européenne des langues régionales ou minoritaires devait revenir cet été sur la scène publique, mais le débat a finalement été une fois de plus repoussé. Plus le temps passe, plus cette charte soulève des questions graves, sur lesquelles le Conseil constitutionnel et le Conseil d’État ont rendu par trois fois un avis défavorable argumenté. La pertinence de la ratification n’apparaît pas, mais le danger d’y procéder…

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France Culture

Des migrants et des guerres

Emmanuelle Huisman-Perrin reçoit Alain Joxe spécialiste des questions stratégiques, directeur d’études honoraire à l’école des hautes études en sciences sociales pour parler des migrants et des guerres.

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France Culture

Une brève histoire de la violence

Emmanuelle Huisman-Perrin reçoit Philippe Breton, professeur à l’université de Strasbourg en sciences de l’information et de la communication, pour parler des violences extrêmes, à l’occasion de la sortie de son ouvrage Une brève histoire de la violence aux Éditions Jean-Claude Béhar.

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Mandela philosophe

   Après la grande cérémonie d’adieux à Nelson Mandela au cours de laquelle on vit une foule de chefs d’État verser une larme sur le grand homme, en décembre 2013, il paraît n’en rester que des tee-shirts à son effigie et le souvenir d’un homme qui eut le mérite d’empêcher qu’un peuple martyrisé reprenne à ses bourreaux tout ce qu’ils lui avaient volé et qu’on mette en prison une foule d’assassins. Mais il n’est plus du tout question des raisons profondes qui firent de Mandela une figure de portée universelle, et des leçons qu’il est possible de tirer de sa vie. Or si Nelson Mandela n’a jamais prétendu élaborer une philosophie, même si certains de ses écrits en prennent explicitement la tournure, il m’a paru pertinent de décrypter les contours d’une telle philosophie – en actes donc, accompagnés de mots, comme ce fut le cas pour Socrate, Diogène, Jésus ou Epictète …
Pourquoi suis-je athée ? Cette question est en soi un peu étrange, car prise à la lettre elle impliquerait qu’il y aurait des raisons de croire ou de ne pas croire…

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Les tueurs de Dieu : le mal religieux

Horreur, compassion, indignation, aucun mot n’est assez fort, mais aucun ne suffit. Avec l’émotion, après elle, il faut surtout ne pas suspendre notre réflexion, car ils auraient gagné.

Lâches, « cons », barbares, les tueurs ? Ces mots ne les atteignent pas. Ils se croient défenseurs d’une Vérité supérieure : la seule vérité, puisque c’est celle de Dieu. Kamikazes ou pas, ils se pensent courageux et, pour tous leurs « frères » en humeur de les suivre dans leur « sainte bataille », ils sont des héros, martyrs destinés au Paradis. Liberté d’expression ? Aucun sens pour eux ! Ce qui a du sens, ce sont les oukases de Dieu, transmis par les œuvres dites sacrées et par leur prophètes et interprètes. Comment un croyant pourrait-il s’opposer à son Dieu ? …

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France Culture

Jean-Richard Bloch

Guy Bruit recevra Rachel Mazuy, historienne, membre de l’association Études Jean-Richard Bloch, pour évoquer avec elle l’itinéraire de Jean-Richard Bloch.

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Charlie Hebdo, Vincennes et l’islam

La manifestation géante du dimanche 11 janvier 2015 fut un bel hommage rendu aux victimes des trois attentats terroristes des 7 et 8 janvier 2015. Ce fut un réconfort de voir des millions de gens défiler calmement et sans peur, malgré les menaces d’attentats, pour défendre la liberté d’expression et refuser la barbarie. La presse et beaucoup de politiciens en profitèrent pour parler aussitôt d’union nationale. Ils avaient mal vu.

Il n’y avait dans les défilés aucune de ces femmes et jeunes filles françaises à foulard islamique que nous rencontrons tous les jours dans les transports en commun et les hypermarchés…

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Contre des crimes religieux et racistes : un peuple se soulève au nom de la laïcité

Les deux séries d’assassinats commis au nom d’une religion ont soulevé l’indignation des citoyens français et des démocrates de nombreux pays. L’ampleur et la dignité de la mobilisation témoignent de la réprobation des crimes et de l’attachement aux valeurs humanistes.

Au delà de l’émotion légitime, plusieurs questions sont à débattre dans notre société, celle de la liberté d’expression, celle de la laïcité et celle de la prééminence de la loi civile sur les prescriptions religieuses. Il faut aussi se donner les moyens d’application de ces principes …

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12 janvier

L’Union Rationaliste n’a cessé de considérer la laïcité comme l’un des fondements de notre République, qui garantit notre liberté de penser et de nous exprimer, qui autorise à croire ou ne pas croire pourvu que l’on ne cherche pas à imposer ses convictions aux autres, celui qui permet notre vie ensemble. 

Un piège grossier a été tendu par l’extrême droite dont le ralliement soudain à la laïcité n’était que l’expression d’un rejet des étrangers et de nos concitoyens issus de l’immigration…

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Terrorisme, islam et fanatisme

Depuis quelques années les massacres et exactions commis en Afrique, au Moyen- Orient et en Europe par des groupes et des individus se réclamant de l’islam font que dans l’esprit de beaucoup de gens, le terrorisme est intrinsèque à l’islam. Nos gouvernants l’ont bien compris. Ils ont tout essayé pour éliminer les mots « musulman, islamique, islamiste » du vocabulaire officiel. Les groupes jihadistes que les troupes françaises ont pourchassés au Mali ont vite été rebaptisés terroristes ; on nous a expliqué qu’en fait c’étaient des bandits et des trafiquants. Comme si de simples bandits se préoccupaient de détruire les tombeaux de saints, de fouetter les femmes mal voilées et de couper la main aux voleurs ! Le groupe auto- proclamé État Islamique en Syrie et au Liban (maintenant Califat Islamique), d’abord appelé par ce nom ou son acronyme (français EI, anglais ISIL) est désormais officiellement désigné par son acronyme arabe Daech qui, pour un non-arabisant, n’évoque en rien l’islam. On peut comprendre le légitime souci des responsables politiques de ne pas confondre les individus (musulmans) et leur religion. On peut encore mieux comprendre le désir de ne pas considérer comme complices de ces massacres les très paisibles musulmans que nous côtoyons tous les jours et qui sont tout autant que nous horrifiés par des massacres dont les premières et plus nombreuses victimes sont les musulmans du Proche-Orient…

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Au-delà des mots, les faits. Quelques réflexions après les massacres du 13 novembre

J’ai écrit l’éditorial du n° 639 des Cahiers rationalistes le 15 novembre, à la demande du comité de rédaction. Les remarques faites par celui-ci m’ont amené à le compléter, mais la tonalité générale n’en a pas été modifiée. J’avais tâché de faire abstraction de tout sentiment et de n’exprimer ni horreur ni compassion, non pas faute de les ressentir, mais parce que ce n’était pas l’objet de ce texte. Et puis, il faut bien l’avouer, si l’on se refuse à utiliser des formules de circonstance si souvent répétées qu’elles sont désormais vides de sens, rien n’est plus difficile que de trouver des mots pour exprimer sa compassion sans aggraver la douleur de ceux à qui on les adresse. Quant à l’horreur, je laisse cela aux journalistes qui se précipitent pour demander aux mères éplorées « dites-nous combien vous êtes mal » et aux journaux qui, pour vendre davantage, cherchent à publier les photos les plus macabres qui soient, parfois obtenues par des moyens qui déshonorent ceux qui les ont faites et ceux qui les publient. Les Cahiers rationalistes ne s’abaissent pas à ce niveau…

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Antisionisme, antisémitisme ou horreur du massacre ?

Pour justifier l’interdiction de la manifestation pro-palestinienne du 19 juillet M. Manuel Valls a eu ces fortes paroles qui ne semblent guère avoir choqué la presse française : « Derrière un antisionisme de façade, c’est l’antisémitisme et la haine du juif ». M. Valls a ainsi ressorti une vieille antienne de la propagande pro-israélienne : l’alliance brun-rouge, collusion entre les antisémites d’extrême droite (fascistes pour faire court) et l’extrême-gauche ; l’assimilation de l’antisionisme à l’antisémitisme qui permet de stigmatiser tous ceux qui désapprouvent la politique du gouvernement israélien. Que des organisations extrémistes musulmanes et des antisémites appellent à participer aux manifestations de soutien au peuple de Gaza ne fait guère de doute. Mais la plupart de ceux que révulsent les massacres perpétrés à Gaza par l’armée israélienne sont loin de tous vouloir la destruction de l’État d’Israël dont l’existence est admise même par les pays arabes et le Fatah, les désaccords, fondamentaux il est vrai, portant sur la nature et les frontières de cet État. Beaucoup sont aussi conscients, instruits par l’attitude des talibans afghans et du califat islamique de Syrie et d’Irak, que si Israël perdait une guerre, la soif de vengeance de certains Palestiniens conduirait à d’ignobles massacres…

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France Culture

L’existence au risque de l’innovation

Emmanuelle Huisman-Perrin reçoit Michel Blay, directeur de recherche émérite au CNRS et ancien secrétaire général de l’UR, à l’occasion de la publication de son livre publié aux éditions du CNRS L’existence au risque de l’innovation.

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France Culture

Les régionalismes en Europe

Emmanuelle Huisman-Perrin reçoit Hervé Crettiez, professeur de sciences politiques à l’université de Saint-Quentin-en-Yvelines, pour parler des régionalismes en Europe.

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n°670

Les Cahiers Rationalistes

Janvier-février 2021

n°216

Raison Présente

• Décembre 2020

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