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L’hydrogène : un matériau d’avenir pour stocker et transporter de l’énergie ?

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• L’intérêt de l’hydrogène (H2) dans le domaine de l’énergie tient d’abord au fait que 1 kg d’hydrogène permet de stocker autant d’énergie que ~ 4 litres d’essence (ou 3kg). Il réagit facilement avec le dioxygène pour donner de l’énergie thermique (combustion) ou électrique (pile à combustible).
• Il peut être utilisé pour stocker ou transporter de l’énergie et, dans certaines conditions, il concurrencera l’électricité. Mais 1 kg de H2 gazeux occupe un volume environ 2 800 fois plus grand que 4 l d’essence dans les conditions ordinaires de pression et de température. Pratiquement, qu’il s’agisse de stockage ou de transport, le gaz est souvent comprimé dans des bouteilles en acier à une pression pouvant atteindre 700 fois la pression atmosphérique (à cette pression, en prenant en compte la masse du réservoir, la densité d’énergie par kg est réduite d’un facteur ~15). On développe aussi des procédés de stockage de H2 dans des matériaux solides, avec des densités d’énergie comparables à celle assurée par une compression à 700 bars.
• H2 peut s’enflammer avec l’air et/ou exploser en cas de fuite. Comme c’est le cas pour de nombreux produits inflammables, son utilisation demande donc des précautions particulières.
• Aujourd’hui, plus de 90% de H2 est obtenu à partir d’hydrocarbures, mais il peut aussi être produit par électrolyse de l’eau, c’est-à-dire à partir d’électricité et d’eau, avec un rendement énergétique qui peut atteindre, voire dépasser 80%. La production par électrolyse ne génère aucune pollution.
• On peut aussi produire H2 par des procédés biologiques, à partir de la biomasse ou de certains déchets. Cette production est concurrencée par celle de méthane.
• La façon la plus prometteuse d’utiliser l’énergie chimique de H2 est de mettre en œuvre une pile à combustible. De l’énergie électrique est alors directement obtenue de H2 et O2 avec un rendement de 50% à 60% aujourd’hui (plus de 90% bientôt) et un moteur peut convertir cette énergie électrique en énergie mécanique avec un rendement proche de 1. Cet usage de H2 produit de l’eau et n’est accompagné d’aucune pollution.
• Il existe aujourd’hui des voitures et des autobus électriques utilisant le H2, bientôt des trains et même des « vélos ». Un kg de H2 permet à une voiture « ordinaire » de parcourir une soixantaine de km. Mais ce qui manque encore, c’est un réseau dense de distribution de ce gaz.
• H2 est susceptible d’être très largement utilisé pour stocker et transporter de l’énergie. En particulier, il pourrait être fait largement appel à ce gaz pour le stockage de l’électricité des sources intermittentes dans les périodes de surproduction…

AGIR ENSEMBLE !

Les missions de l’Union rationaliste sont vastes et ambitieuses. Si elles n’ont pas la prétention de changer le monde, elles se proposent de le comprendre par la raison et de faire barrage aux contre-vérités. Le contexte actuel montre à quel point cet effort doit être ardemment défendu, d’autant que toute faiblesse laisse la porte ouverte aux intégristes comme aux conservateurs de tout bord. Défendre l’égalité, la rationalité, la laïcité et l’accès à l’éducation pour toutes et tous, nous semble une priorité quand les droits des femmes sont bafoués, quand l’intégrité des personnes est niée lors des guerres, quand la biodiversité recule et que les inégalités progressent…

L’électricité dans la transition énergétique

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L’électricité tient une place à part dans le mix énergétique : ce n’est pas une énergie directement disponible dans la nature. Sa production est le résultat d’un processus industriel où une énergie primaire (pétrole ou charbon, vent ou énergie solaire, énergie potentielle d’une chute d’eau) est convertie en électricité.

La production mondiale d’énergie dite primaire représente, en 2017, 14 milliards de tonnes d’équivalent pétrole (TEP). Les énergies fossiles classiques atteignent 81 % du total et l’électricité « directe » (nucléaire, hydraulique, EnR et un peu de biomasse) 10 % du total.

Recyclage et transition écologique

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– Nous présentons un état des recyclages des métaux, des verres, creux ou plats, des emballages en matière plastique, des objets et plaques en plastique, des pneus, en précisant ce qui peut techniquement se faire et ce qu’il a été choisi de faire.
– Il faut souligner que ces recyclages permettent non seulement de diminuer les déchets (polluants ou non) et de pallier le manque futur de matériaux « de base », mais ils permettent aussi, dans la plupart des cas, de faire des économies d’énergie notables et de diminuer les émissions de gaz à effet de serre, et ceci sans compter l’énergie nécessaire à l’extraction des minerais.
– Finalement, nous discutons la façon de combiner les divers recyclages aujourd’hui possibles, et ceux qui doivent être perfectionnés en priorité pour satisfaire au mieux les objectifs globaux de la transition écologique.

Carte blanche à Jean-Marc Levy-Leblond

Dieu : les preuves à l’épreuve

Le 21 juin 2022 :
Conférence de Jean-Marc Levy-Leblond (Physicien, essayiste, épistémologue) à 19 h 30 à l’Institut d’Astrophysique de Paris, 98-bis Boulevard Arago, 75104 Paris.

Spéculant sur la cosmologie moderne, un livre récent ravive le vieux débat sur la possibilité de démontrer scientifiquement l’existence de Dieu. En remontant d’abord aux meilleures sources, de Saint Thomas à Spinoza, puis en discutant l’interprétation des théories astrophysiques actuelles, on montrera la naïveté épistémologique, la méconnaissance historique, l’inculture philosophique et théologique de tels arguments. Et l’on avancera que la stratégie discursive la plus efficace dans ce genre de polémique pourrait utilement, par-delà la raison scientifique, faire appel à la fiction littéraire…

Carte blanche à Jean-François Delfraissy

Science, politique et société : l’exemple de la covid 19

Le 19 avril 2022:
Conférence de Jean-François Delfraissy (médecin et professeur de médecine) à 19 h 30 dans l’Amphithéâtre Henri Mineur de l’Institut d’Astrophysique de Paris, 98-bis Boulevard Arago, 75104 Paris.

La science, en particulier la médecine, a dû faire face au Covid 19 dont le mode d’action était complètement inconnu. Le monde scientifique a réussi toutefois à proposer un vaccin dans un laps de temps particulièrement rapide, en moins d’un an. Trop rapide aux yeux de certains. Expliquer, convaincre, s’ajuster en fonction des mutations permanentes d’un virus, avouer ses doutes tout en devant rassurer relève d’une gageure qu’il fallait relever coûte que coûte. li en va de la cohésion d’une société tout entière, de la crédibilité de l’action politique et de la parole de l’expert. L’exemple de la Covid 19 est un cas d’école qui continue à nourrir nos actions et nos réflexions…

Covid et vaccination : redonner du sens aux chiffres

Au XVIIIe siècle la variole faisait en France 50 à 80 milliers de morts par an. L’inoculation de cellules malades, ancêtre de la vaccination, représentait un risque important (un mort pour 1200 inoculations) mais fut acceptée par les paysans comme par les familles royales et défendue par les philosophes des Lumières, face aux réticences religieuses et conservatrices. Grâce à la vaccination, l’épidémie fut enrayée, puis totalement éradiquée en 1980…

La culture scientifique, une urgence citoyenne

Appel à participer aux travaux du groupe de travail Culture Scientifique de l’Union rationaliste
« Faire connaître dans le grand public l’esprit et les méthodes de la science », tel est l’objectif affiché par l’Union rationaliste lors de sa création en 1930. Il est plus que jamais d’une grande actualité, alors que la science joue un rôle toujours plus important dans notre société. La présente pandémie, marquée très vite par le séquençage du virus et la mise au point rapide de vaccins nous en donne un nouvel exemple….

L’Université gangrenée ?

Pour faire écho au débat suscité par le terme d’islamo-gauchisme, le bureau de l’UR a demandé à Alain Policar de s’exprimer sur le sujet. Le texte qu’il nous propose éclaire sans parti-pris et avec pédagogie des notions floues qui sous-tendent des débats très actuels.
Alain Policar est politologue et philosophe, professeur au Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof). Dernier livre paru : L’inquiétante familiarité de la race. Décolonialisme, intersectionnalité et universalisme, Le Bord de l’eau, 2020.