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Entretien avec l’économiste David Cayla

Entretien avec l’économiste David Cayla, nouveau membre du Conseil d’administration de l’Union rationaliste : Engagement rationaliste : David Cayla définit la science comme un processus continu de compréhension du monde fondé sur le consensus et le débat, et non sur le dogme. Il estime que le rationalisme reste une valeur d’avenir essentielle pour le débat et l’organisation de la société.

Recension du Cahier Rationaliste n°687 Au bord de l’effacement. Sur les pas d’exilés arméniens dans l’entre-deux-guerres d’Anouche Kunth lu par Michel Henry

Anouche Kunth, historienne au CNRS, redonne vie à des milliers de réfugiés arméniens dont il ne reste que des traces infimes : des certificats d’identité oubliés dans les archives. À partir de ces fragments, elle reconstitue des parcours d’exil, des familles dispersées et des identités brisées par le génocide de 1915. Son ouvrage révèle la puissance des marges, des pointillés et des silences, où se cachent des vies effacées. Entre Marseille, New York et le Caucase, elle suit les trajectoires de ces survivants, offrant un hommage vibrant à ceux qui ont traversé l’un des drames majeurs du XXᵉ siècle.

Incendies sauvages, mégafeux et réchauffement climatique

Marie-Antoinette Mélières, physicienne et paléoclimatologue > Bien des aspects de la planète Terre sont perturbés depuis quelques décennies par le réchauffement climatique en cours. Qu’en est-il des incendies ? D’origines diverses, ils sont le résultat de l’action de l’homme lors de la déforestation et d’incendies de savane, mais peuvent aussi se développer spontanément, formant des feux sauvages qui s’étendent sur des centaines de kilomètres et détruisent la vie et les écosystèmes existants. Ces feux extrêmes sont un phénomène récent. En parcourant quelques exemples, nous montrons ici comment la recherche se développe pour les caractériser, comprendre comment ils sont générés et prouver qu’ils progressent à mesure que le climat se détériore…

La liberté d’expression Un moyen d’occulter la vérité ?

On assiste aux États-Unis à la disparition des contrôles de l’État sur les propos échangés par les réseaux sociaux : ainsi la suppression des règles encadrant les échanges sur Twitter X (Elon Musk) pour limiter les appels à la violence, ou la levée des modérations dont les IA étaient chargées (Mark Zuckerberg) et la suppression des fake checking. (Notons que l’État trumpiste s’autorise à l’inverse une censure inédite et d’une extrême violence dans les domaines de vigilance privilégiés de la gauche).

Pression de la pollution anthropique chimique sur la planète

Une structure internationale pour informer et agir > Les pressions sur la planète, résultant des activités humaines, se sont considérablement amplifiées depuis le XIXe siècle, avec une accélération depuis les années 1940. Les conséquences sont impressionnantes dans leurs aspects positifs mais également négatifs. Positifs car, dans les pays les plus riches, l’espérance de vie des humains et leur espérance de vie en bonne santé n’ont cessé d’augmenter, et les systèmes de vie (habitats, transports, loisirs, travail…) se sont considérablement améliorés. La recherche et l’innovation ont généré des éléments extraordinairement importants (informatique, communications, transports, santé, énergie, production alimentaire…). Négatifs, car ces évolutions ne se sont pas accompagnées par une véritable prise en compte de leurs impacts planétaires et humains à long terme. En effet, la contrepartie de ces progrès se traduit notamment par une augmentation des inégalités, une dégradation sévère de l’état de l’environnement, le changement climatique et ses conséquences désastreuses, un bouleversement de l’occupation des sols, une démographie considérable, une diminution de la biodiversité…

Climato-scepticisme et variations de la température de la Terre dans le passé

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Par ignorance ou par mauvaise foi, les « climato-sceptiques » rejettent l’urgence d’une transition écologique. Ils sont encore nombreux, notamment aux États-Unis, et parfois très influents par les pressions qu’ils exercent sur des responsables politiques. Parmi eux, il faut distinguer (i) ceux qui nient que le réchauffement actuel soit sans précédent, (ii) ceux qui admettent que le réchauffement actuel n’a pas d’équivalent dans le passé mais qui nient son origine anthropique, et (iii) ceux qui admettent l’origine anthropique du réchauffement actuel mais nient la gravité de ce dernier.
Plutôt que d’une analyse scientifique, certaines de ces prises de position résultent d’un a priori idéologique ou d’intérêts personnels (c’est le cas le plus fréquent) – mais on se doit d’y répondre …

La question de l’eau dans le monde : faut-il s’angoisser ?

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Il y a deux fois plus d’eau superficielle et souterraine que de terres émergées sur la planète qui porte donc un nom usurpé. Une quantité infime est disponible pour les usages dont l’accroissement est encore plus rapide que celui de la démographie. Le stress hydrique (quotient entre des ressources économiquement disponibles et le nombre d’habitants) est facteur d’angoisse …

Les terres rares et la transition écologique

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Comment s’engager dans la transition écologique ? Le débat est ouvert et, malheureusement, au vu de la complexité du sujet, les arguments avancés manquent souvent de rigueur. Le problème sera abordé sous l’angle des terres rares, qui semblent indispensables à la réussite de la transition écologique. Certains affirment que le développement des énergies renouvelables sera empêché à cause de la pénurie inéluctable des terres rares. D’autres affirment que les progrès technologiques nous permettront de ne plus faire appel à celles-ci. Qu’en est-il vraiment ?…